tordre le cou au vote utile

Qu’est-ce donc que le vote utile ? La formulation même de sa définition fait apparaître sa contre intuitivité immédiate. Le vote utile est l’acte qui consiste à voter dès le premier tour pour une formation politique qu’on réprouve (le PS) au nom du risque qu’un mal plus grand (le FN) se retrouve au deuxième tour, en situation de pouvoir nous contraindre à voter pour un mal moindre (l’UMP) mais suffisamment grand pour que nous soyons prêts à tout entreprendre pour ne pas avoir à être forcés de l’élire. Il y a encore un encouragement au vote utile lorsque, indépendamment de la menace FN, les partis de gauche appellent sans autre précision à « Battre la droite ! » ou au « Tout sauf Sarkozy » : il se crée alors, sur le plan psychologique, le sentiment que les divergences à gauche ne comptent pour rien et qu’elles sont déclarées secondaires en face de cet objectif supérieur. Cela génère un comportement anticipatoire consistant à voter dès le premier tour pour le parti qui sera vraisemblablement le mieux placé au second pour battre la droite : à savoir le Parti socialiste, puisqu’il est de fait, dans l’esprit des gens, le plus grand parti à gauche. Ce comportement électoral est-il pertinent ? Quels sont ses dangers et ses contradictions ?

En attendant notre émission consacrée au vote utile, qui sera diffusée le 18 avril sur Radio Bip, nous vous recommandons de lire (et faire lire !) nos fiches argumentaires sur le sujet :

1) Convaincre avec des arguments :

Cette fiche est disponible en deux version : une version courte de 5 pages (téléchargeable en cliquant sur l’image ci-dessus, ou ici) qui synthétise le plus possible nos arguments, et une version longue de 24 pages, qui est destinée à convaincre les plus récalcitrants. Cette version longue peut être téléchargée en cliquant ici.

2) Convaincre par les sondages :

Notre seconde fiche démontre, en s’appuyant sur un raisonnement mathématique, que les sondages eux-mêmes vont à l’encontre du vote utile. Elle part du principe que la personne à convaincre croit en la pertinence des sondages.

Pour télécharger cette fiche de 2 pages, il suffit de cliquer sur ce lien.

N.B. : cette fiche a été réalisée lorsque les sondages plaçaient Jean-Luc Mélenchon à 10 ou 11% et Marine Le Pen aux alentours de 15%. Un sondage CSA publié le 22 mars 2012 situe désormais Jean-Luc Mélenchon à 13% et Marine Le Pen à 13,5%.

L’occasion d’écouter (ou réécouter) notre émission sur les sondages.

N’hésitez pas à nous faire part de vos commentaires, suggestions ou critiques en commentant cet article, ou en nous envoyant un mail à l’adresse : effetdracula@gmail.com

Publicités